Présentation

Le jojoba et l’huile de jojoba
Buxus chinensis, Simmondsia chinensis

Utilisation cosmétique
L‘huile vierge de Jojoba est restructurante pour la peau. Excellent soin des cheveux, elle les nourrit et les assouplit.

Histoire
Le Jojoba est originaire des zones semi-désertiques du nord du Mexique et du sud des États-Unis (sud de la Californie et Arizona). Il appartient à la famille des Simmondsiaceae et à l’ordre des Euphorbiales.
Son nom scientifique est : Simmondsia chinensis. Son nom indien était « Hohowi ». Le nom de « jojoba » dérive de son ancien nom mexicain : « chohobba », qui est devenu « jojoba » en espagnol. L’arbuste étant brouté par les cerfs, chèvres et moutons, les bergers l’ont dénommé « goatnut » (« noix de brebis »).

L’un des tout premiers écrits à mentionner le Jojoba est le journal du père Junipéro Serra. C’était au XVIII ième siècle en 1769.
En 1789, c’est au tour du père jésuite Clavijero de publier la  »Storia della California ». Dans ce livre est mentionnée l’utilisation du Jojoba par les Indiens.
Les graines, très riches en protéines (35%) leur servaient de nourriture tandis que l’huile était aussi utilisée comme remède pour cicatriser les blessures, pour protéger la peau et les cheveux contre la sécheresse du désert. Le jojoba était utilisé comme fortifiant des cheveux mais la vertu essentielle du jojoba était de préserver la douceur de la peau.

Les américains firent des tests sur l’huile de Jojoba pour étudier sa texture particulière. Cela a permis à deux chercheurs de l’université d’Arizona, Foster et Greene, d’établir un parallèle entre les constantes physico-chimiques de l’huile de Jojoba et le blanc de baleine. Etude d’autant mieux la bienvenue qu’en 1971 les Etats-Unis interdirent l’extermination des baleines. Le Jojoba connut alors un grand boom.

Depuis 1976, sa production commerciale s’est étendue à l’Argentine, l’Australie, l’Égypte, Israël et le Pérou. En 1977, le célèbre élève Khairi du professeur Yermanos parvint à faire pousser le jojoba dans les zones arides d’Afrique.

Enfin en 1982, l’huile de Jojoba obtient même un soutien de la part du gouvernement du Soudan et des Nations Unis. Ils se réunirent lors d’une conférence pour favoriser la culture du Jojoba qui donne non seulement une huile très intéressante mais qui protège également les sols.

Le jojoba est un arbuste épais et touffu. Les branches les plus basses sont les plus développées et forment généralement ainsi une demi-sphère. Pendant la croissance, les branches les plus basses, donc les plus jeunes, disparaissent avec l’ombre produite par la plante. Elle peut atteindre 5 mètres de hauteur.
C’est une plante à racine pivotante; cette racine principale assure l’ancrage et le stockage des réserves de la plante.
Ce système radiculaire du jojoba maintient une stabilisation des sols et freine la croissance des déserts dans le monde. Il procure également une résistance de la plante face à des conditions de grande sécheresse, à tel point que cette dernière peut résister un an et demi sans apport d’eau.

Les feuilles sont de forme ovale, coriaces et velues sur les deux faces.
Les jeunes feuilles sont d’un vert doux ou gris puis deviennent jaune verdâtre.

Le jojoba est une espèce dioïque, c’est-à-dire que les fleurs mâles et femelles apparaissent sur des pieds séparés. Il y a autant de pieds mâles que de pieds femelles.

Les fleurs femelles sont isolées de couleur vert pâle. Les fleurs mâles sont jaunes, petites et disposées en grappe de capitules. La floraison débute en Mars/avril. Le fruit est une capsule et il se développe en juillet/Août.

Dans le désert de Sonora, le jojoba vit en symbiose avec une petite souris Perognatus baileyi. Elle se nourrit de graines, creuse des terriers et facilite ainsi la pénétration de l’eau dans le sol et les graines isolées peuvent alors germer.

Il est cultivé en Amérique du Sud, en Israël, en Argentine et en Afrique.

Obtention d’huile
L’huile est obtenue à partir de la graine. La graine de jojoba renferme jusqu’à 60% d’huile.
Il existe 2 modes d’extraction:
· L’extraction par solvant qui nécessite ensuite une opération de raffinage poussée
· L’extraction par pression

La meilleure méthode d’obtention est celle de la pression à froid sans solvant. Elle permet non seulement de conserver les constituants de l’huile tels quels (peu d’ acides gras saturés et peu d’acides gras libres) mais également d’éviter l’opération d’élimination du solvant (procédé respectueux pour l’environnement ).

COMPOSITION

Composition en Acides Gras en %
Acide gras inférieurs à C14 ≤ 0.5
Acide palmitique C16:0 ≤ 3.0
Acide palmitoléique C16:1 ≤ 1.0
Acide stéarique C18:0 ≤ 1.0
Acide oléique C18:1 5.0 – 15.0
Acide linoléique C18:2 ≤ 1.0
Acide gamma-linolénique C18:3 ≤ 1.0
Acide arachidique C20:0 ≤ 0.5
Acide gadoléique C20:1 65.0 – 80.0
Acide érucique C22:1 10.0 – 22.0
Acide nervonique C16:0 ≤ 3.5
Insaponifiables 45 – 55

 

Composition en Acides Gras en %
Stérols 0.44
Alcool gras libres 1.11
Acides gras libres 1.0
Trioléïne 0.1
Esters cireux 97.05
Autres corps 0.3

CARACTERISTIQUES
Aspect : liquide limpide
Odeur : légère douce agréable rappelant la noisette
Couleur (gardner) : jaune or (15 maxi)
Densité (à 20°C) : 0.860-0.870
Point de solidification : 6.7 – 7.0°C
Point de fusion : 11.2 – 11.8 °C
Point d’ébullition : 338°C
Viscosité à 99°C : 48 cps
Indice de réfraction (20°C) : 1.4640 – 1.4660
Indice de saponification : 85-98
Indice d’iode : 80 – 90

Propriétés de l’huile vierge de Jojoba
L’huile de Jojoba est qualifiée d’ »huile », mais de par sa composition chimique, il s’agit plutôt d’une cire liquide, qui comporte 97% d’esters cireux. L’huile de Jojoba est celle qui se rapproche le plus du sébum sécrété naturellement par nos glandes : c’est une des seules huiles dont la composition est similaire à celle du sébum humain. Elle crée ainsi une couche d’hydratation non grasse à la surface de la peau.
Cette huile qui avait déjà bonne réputation a véritablement acquis ses lettres de noblesse lorsqu’on a découvert qu’elle était une excellente alternative au blanc de baleines. C’est une huile stable, qui ne rancit pas du tout (elle résiste bien à l’oxydation et à la chaleur).L’huile de Jojoba a la particularité d’être parfaitement stable, de par l’absence de triglycérides dans sa composition (esters cireux présents). Elle ne rancit donc pas et ne nécessite pas l’utilisation de conservateur ou encore d’anti-oxydants dans la formulation cosmétique.

Cette huile est intéressante car elle contient un fort taux d’acides gras poly insaturés à longues chaînes (20 à 24 carbones); ainsi c’est une source directe d’AGI à longues chaînes pour l’organisme, sans avoir à solliciter son matériel enzymatique (désaturase et élongase) qui est souvent affaibli (lors du vieillissement).

L’huile de Jojoba est aussi caractérisée par sa haute teneur en insaponifiables : celle-ci joue un rôle important pour la protection de la peau (absorption dans l’UV-B, l max : 280 nm) et pour la cicatrisation de la peau.

 

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